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Bosse, crâne rasé, nez crochu

Plage de prix : 65,00 € à 82,00 €

Informations sur l’œuvre

Effectif : piano soliste, flûte, hautbois, clarinette, clarinette basse, basson, cor, trompette, 2 percussionnistes, clavier électronique/MIDI ou synthétiseur, 4 violons, 2 altos, violoncelle et contrebasse
Durée : entre 25 et 45 minutes
Date de composition : 1998–2000
Dédicace : à Franco Donatoni
Commande : Ircam–Centre Pompidou
Genre : musique concertante pour piano et ensemble
Création
Date de création : 20 décembre 2000
Lieu de création : Centre Georges-Pompidou, Paris, France
Soliste : Hidéki Nagano, piano
Second piano pour les intermèdes : Michael Wendeberg
Ensemble créateur : Ensemble intercontemporain
Direction : Pierre-André Valade

Informations sur l’électronique

Studio : Ircam
Réalisateur en informatique musicale : Gilbert Nouno
Dispositif électronique : traitement en temps réel et spatialisation
Observation : le clavier MIDI peut être joué par le second pianiste intervenant dans les intermèdes.

Informations éditoriales

Nombre de pages : 120
Format : A3
Cotage : à préciser
ISMN : à préciser
Date de publication : 2026

Quantité :

Description

Marc Monnet : Bosse, crâne rasé, nez crochu

 

 

Note de programme

Ce que l’on remarque dans l’avant programme d’une création, c’est le titre, surtout quand il revêt un caractère étonnant comme celui-ci. Pourtant, là n’est pas l’essentiel. Le titre, c’est comme un nom propre. C’est une façon de nommer. En rien, le nom préfigure la personne, même si celle-ci s’appelle Dupont ou Paillasson. Le titre Bosse, crâne rasé, nez crochu provient de la description de l’un des personnages du théâtre latin des Atellanes : Maccus. C’est le caractère de l’anormalité qui m’a intéressé. Dans un monde où tout devient convention, celui qui diffère, qui génère une différence soit physiquement, soit mentalement, me semble plus intéressant à regarder et à écouter qu’un discours linéaire et/ou répétitif.

Là s’arrête l’anecdote pour le titre de cette pièce. Evidemment, « concerto pour piano » serait plus clair, mais implique par là même, une vision « toute faite ». La forme deviendrait porteuse du projet. Ici, au contraire, la forme en cinq mouvements et trois intermèdes ne s’appuie sur aucune convention passée. Pas de concerto, pas de survalorisation d’un soliste, deux pianos en intermède, bref, il s’agit bien d’autre chose. La relation n’est donc pas une relation concertante entre le pianiste et l’ensemble, mais une relation « intégrée », sans volonté de domination ni de préférence. Hormis la forme, la musique ne peut être classée facilement. Parfois extrêmement rapide, ponctuelle, elle caresse un travail de transformation du son qui allonge le temps, mais jamais de façon systématique. À d’autres instants, elle devient presque répétitive, inachevée, suspendue. Il n’y a pas de volonté de s’inscrire dans une logique d’écriture. Au contraire, le propre de ce travail est une grande liberté. Comment obtenir par le son, à la fois cette force, ce souffle que transmet une œuvre conséquente, tout en construisant une organisation qui ne peut que rester arbitraire mais néanmoins suffisamment structurante… Ni le « structurant », ni le « souffle » ne peut s’organiser d’une façon « rationnelle ». Chaque fois que l’outil dépasse la pensée, celui-ci devient aveuglant. Le travail engagé oscille entre une organisation inséparable du savoir et de la culture du compositeur, et un monde « lointain », à la recherche du plaisir. Ainsi, aussi bien Bosse, crâne rasé, nez crochu que les « intermèdes » prennent le risque d’une invention qui évite — si possible — les dogmes d’hier ou d’aujourd’hui tout en utilisant certaines techniques récentes sans tomber dans les errements des retours à…

Marc Monnet, 23 novembre 2000, programme du concert du 20 décembre 2000, Centre Georges-Pompidou.

Informations complémentaires

Poids 1 kg
Format

Digital (PDF), Papier

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